Conseil
Économies d'énergie

VOUS POUVEZ CONNAÎTRE LA CONSOMMATION À L'USAGE

Impossible d’y échapper, nous avons tous besoin de chauffer en hiver! Toutefois, réduire les frais de chauffage passe par deux principes physiques exploités par les vitrages à faible émissivité avec le gaz argon (Low E) : profiter des rayons du soleil, le jour, et minimiser les pertes de chaleur, la nuit.

La faible émissivité, c'est quoi?

Pour obtenir un vitrage à faible émissivité, on applique un enduit métallique en une couche épaisse de quelques atomes sur l’une des faces du verre, qui, dans un montage en double vitrage (unité scellée), sera à l’intérieur. Cet enduit invisible à l’œil nu sert à bloquer les ondes courtes (UV) et freiner les ondes longues (infrarouges). Ce filtrage rend le soleil du jour moins chaud en été, et plus chaud en hiver, ce qui fait que, le soir venu, la chaleur rayonnante du système de chauffage ne repasse plus le cap des fenêtres.

Pourquoi forcer le chauffage?

Pour contrer les courants d’air froid ou la sensation de froid lorsqu’on s’approche des fenêtres, le réflexe le plus commun est d’augmenter le chauffage. Or, la plupart des fuites d’air et les déperditions de chaleur peuvent être éliminées par l’installation de fenêtres à haut rendement énergétique et dont l’installation est sans défaut. Lorsque le confort s’installe, on oublie le thermostat.

Hiver ou été, ça fonctionne!

Dans une maison performante sur le plan éco énergétique, de bonnes fenêtres aident à maintenir de faibles coûts de chauffage en hiver et de faibles coûts de climatisation en été. Durant les jours de canicules, les vitrages à faible émissivité font le même travail qu’en hiver : ils freinent les infrarouges et bloquent les UV responsables de l’usure prématurée des habillages de fenêtres. Ainsi, durant la journée, le soleil se fait moins dur à supporter que devant un vitrage ordinaire. L’intérieur de la maison reste plus frais et donc, plus confortable et moins cher à climatiser.

À la lumière des études

Dans la plupart des régions canadiennes, les coûts de chauffage sont plus élevés que les coûts de climatisation. Dans ces régions, il est recommandé de choisir ses fenêtres en fonction de l’indice de Rendement Énergétique (RE). Par contre, dans les régions les plus ensoleillées et chaudes, là où les coûts de climatisation dépassent ceux de chauffage, il est préférable de miser sur des fenêtres qui ne font que réduire les gains d’énergie solaire.

Le juste taux d'humidité

L’air très sec de l’hiver provoque plusieurs désagréments tels que les décharges électriques chaque fois qu’on touche une poignée ou un interrupteur, la peau sèche, le nez et la gorge irrités, la mauvaise mine des plantes et le mobilier qui s’endommage. Il faut retenir que l’air chaud sera toujours absorbé par le froid. Ainsi, s’il y a des faiblesses autour d’une fenêtre ou d’une porte, l’air chaud de la maison sera tiré vers l’extérieur, entraînant avec lui l’humidité naturelle de la maison.

Pour restaurer un taux d’humidité confortable, il est possible d’installer un humidificateur d’air. Mais un taux d’humidité uniforme, équilibré et stable est très difficile à maintenir. Au final, certaines zones de la maison restent sèches et d’autres sont imprégnées d’une humidité excessive. Les fenêtres deviennent embuées et les cadrages en bois commencent à se piquer de microchampignons noirs.

Or, pour éviter les déséquilibres d’humidité, il est préférable de miser sur un bon rapport intérieur / extérieur. Dans cette optique, il est conseillé d’installer des portes et fenêtres à haut rendement, étanches et faciles à ouvrir en tout temps pour une saine aération. Ces fenêtres évitent les fuites d’air et donc la perte excessive d’humidité. Enfin, elles ne conduisent pas la chaleur et ne présentent ni vitrage ni cadrage froid, il n’y a donc aucune surface où la condensation peut se former.

Réduire le bruit

Entre deux vitrages, il est possible d’ajouter un troisième verre ce qui rendra votre verre plus acoustique ce qui réduira les ondes sonores qui traverses le verre. De plus, emprisonner un gaz inerte tel que l’argon (le plus courant), ou le krypton (plus rare). Ce type de gaz est plus lourd que l’air et, contrairement à ce dernier, ses molécules sont difficiles à mettre en mouvement. Il réagit donc très peu aux variations de chaleur et il tend à amortir le passage des ondes sonores. Par conséquent, intercalé entre deux vitres un verre et un gaz inerte agit à la fois comme barrière thermique et comme barrière sonore.

Lumière!

Cela semble évident, et, pourtant, on aurait presque tendance à oublier que la première vertu d’une fenêtre est d’apporter de la lumière en abondance! Puiser dans la lumière naturelle réduit la consommation d’énergie de deux façons. La première est d’éviter d’allumer une ampoule en plein jour. La seconde découle de la première puisque l’énergie consommée par une ampoule se transforme dans une proportion de 15 % en lumière et 85 % en chaleur… Ainsi, en été, moins on allume d’ampoules, moins on a besoin de climatiser; cette double économie est particulièrement remarquable dans les grands immeubles où la climatisation est centralisée.

La santé

De belles grandes fenêtres donnent une plus grande luminosité, elles fortifient le psychisme en procurant un sentiment de bien-être et de liberté – on ne se sent plus prisonnier d’une pièce, on voit passer les voisins, en somme, on fait partie de la vie! Enfin, des fenêtres qui s’ouvrent toute l’année incitent à renouer avec la tradition d’aérer chaque jour pour renouveler l’apport d’oxygène et chasser le surplus d’humidité. Enfin, faire entrer le soleil est sain puisqu’il s’agit du plus grand assainisseur naturel…

Pourquoi se priver de tous ces bienfaits?

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